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mardi 28 juin 2022

Mise en lumière

Même les secrets les mieux gardés finissent par refaire surface… De nouveau au complet suite aux Épreuves Mystères et à un entraînement intensif, le Cercle Delaroche reprend du service. Lorsque leur première mission vire au drame, c’est tout le groupe qui en ressort chamboulé. Animés par un désir de vengeance et de justice, les Membres du Cercle se donnent corps et âme afin de retrouver celui qui les a trahis. En réchapperont-ils tous ? Ils sont loin d’imaginer les dangers qui les attendent…
Mise en lumière
Léa Le Diouris 2022

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J’avais adoré le tome 1 de ce diptyque. L’histoire avancée était tellement folle et mystérieuse que j’avais dévoré l’ouvrage avec un entrain tout particulier. Alors, forcément, quand la suite est arrivée entre mes mains (avec surprise, car je n’ai pas du tout harcelé l’autrice et l’éditrice, c’est pas le genre de la maison !), j’étais toute contente et pressée de la découvrir.

Encore une fois, c’était parfait. J’ai tout aimé : le style, toujours aussi fluide et agréable ; l’histoire, qui est une suite et fin intelligente et vraiment très cohérente ; les personnages, qui ont évolué malgré le court laps de temps qui est passé entre le début du tome 1 et la fin du tome 2.

En plus, Léa Le Diouris a eu la bonne idée d’ajouter des événements et éléments nouveaux, histoire qu’on n’ait pas juste une suite où l’on doit seulement « résoudre les soucis ». Là, de nouveaux enjeux sont mis en place. Sans vouloir divulgâcher, on va quand même avoir des drames, des morts, des nouveaux personnages, des révélations, des entités suicidaires et des hallucinations paternelles. Rien que ça ! Il nous manque juste l’apparition de Casper, et on aura la totale ! Évidemment, c’est une blague : j’ai vraiment trouvé tout cela très cohérent et très bien amené.

Et que dire de cette fin ! Osée, surprenante. C’est dingue car, finalement, elle me laisse un petit goût amer. On s’attend à une fin en apothéose, un énorme combat où tout le monde meurt, ou presque – genre bataille de Poudlard, vous voyez ? Mais, en fait, quand on prend du recul sur cette histoire, on ressent que l’autrice et ses personnages sont intelligents et sensés : donc, l’histoire se termine exactement comme s’est déroulé le livre. Et puis, il faut oser, on a rarement ce genre de fin !

En bref, encore un texte absolument génial, et j’espère pouvoir relire cette autrice très rapidement. Merci pour ce beau moment !

mercredi 20 octobre 2021

Abiola et le talisman du vent

À son entrée au collège dans une toute nouvelle école, Abiola s’inquiète d’être séparée de ses deux meilleurs amis, Hui lin et Francis.
Mais la rentrée lui réserve de nombreuses autres surprises : la Déesse des mers, une des Divinités locales – les Orishas – les plus importantes, lui apparaîtra en rêve. Elle lui demandera son aide pour résoudre un problème singulier : le talisman d’Oya, la Déesse du vent, aurait été volé puis caché dans le monde humain, hors de leur portée divine…
Pour mener à bien cette mission, Abiola et ses amis deviendront des gardiens célestes, avec des pouvoirs magiques bien à eux…
Abiola et le talisman du vent
Iman Eyitayo & Mégane Cuvelier 2021

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Quel plaisir de retrouver Abiola dans une nouvelle trilogie. Je l’ai toujours dit, cette petite est géniale, et ses aventures sont complètement folles. Mais, cette fois, Iman Eyitayo a décidé d’augmenter encore le niveau. Attention, préparez-vous, car ça va décoiffer !

Dans cette nouvelle trilogie, Abiola et ses amis ont grandi, alors il fallait forcément que les péripéties soient plus importantes. Du coup, l’autrice a eu la bonne idée de changer la donne en leur permettant d’avoir des pouvoirs que leur auront prêtés les dieux. Devenus des gardiens célestes, ils sont parés à tout ce qui les attend.

Encore une fois, j’ai été absorbée par mon texte et j’ai apprécié chaque ligne de ma lecture. C’est fou quand même comme une histoire commencée si « jeunesse » peut évoluer ainsi et nous donner envie d’en lire toujours plus. Vivement la suite !

lundi 6 septembre 2021

Un rêve en rouge

Bolo est un stylo rouge qui rêve de voir la mer ; Tarik, un petit garçon qui adore écrire et dessiner en rouge malgré les consignes de son prof de dessin. Que se passerait-il s’ils se rencontraient ? Pourraient-ils, ensemble, réaliser leur rêve et faire accepter leurs différences ?
Un rêve en rouge
Iman Eyitayo & Mégane Cuvelier 2021

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J’ai beaucoup aimé ce petit texte d’Iman Eyitayo, dont je pense avoir absolument tout lu à présent ! Cette fois, elle s’attaque à une particularité, une sorte de maladie dont tout le monde a entendu parler, mais dont tous ne comprennent pas les problématiques au quotidien, à savoir le daltonisme.

J’ai trouvé que les explications et la mise en place étaient vraiment bien pensées et permettaient de vraiment se mettre à la place de Tarik. Et je vais avouer une chose : j’aimerais bien voir tout en rouge, moi ! Alors, oui, je sais, ça s’accompagne de désagréments, mais ça doit être beau de voir comme ça, juste pour tester…

Une note également pour les beaux dessins de Mégane Cuvelier, qui a su s’imprégner du texte et nous offrir des illustrations à la hauteur du texte. Merci à vous deux, c’est très réussi !

mercredi 14 juillet 2021

Un dénouement explosif

Écrasés par leurs différences, les incompréhensions et leurs familles envahissantes, le couple formé par Harold et Elsa aura finalement cédé.
C’est sans compter sur le destin qui leur réserve une toute dernière surprise…
Un dénouement explosif
Iman Eyitayo 2021

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Quatrième et dernier tome de la saga. J’en attendais beaucoup car la fin de Un séjour explosif m’avait rendue réellement triste. Triste car l’issue m’avait émue, mais en même temps cette fin était logique vu le comportement d’Harold. Alors, je me demandais comment Iman Eyitayo allait se sortir de cette affaire… Surtout quand on voit cette couverture.

Ce tome se passe sur un temps plus long, en tout cas c’est l’impression que j’ai eue. Le but étant de conclure, il fallait que l’autrice se concentre sur des moments clefs permettant de finaliser un peu l’histoire. Alors, j’ai eu une légère impression de décousu, mais qui passe super bien car cela correspond très bien à l’histoire énoncée.

Dès le début, on réalise un changement de comportement de la part d’Harold. Puis on fait une découverte sur la dernière sœur d’Harold… Et là, on voit une sorte de coalition se mettre en marche qui débouchera sur une issue vraiment sympa. En tout cas, moi, j’ai trouvé cette issue bien plus sympa que les happy ends classiques. C’est plus concret, plus beau… plus tout.

Cette saga m’a énormément plu. Les textes sont courts et se lisent très bien ; le ton est léger et agréable, ce qui nous permet de passer un moment vraiment sympathique. J’en redemande, à vrai dire. J’espère que l’autrice fera d’autres textes du même genre !

dimanche 6 juin 2021

Quatre pas dans les nuages

Adam et Rose, un couple de retraités, vivent paisiblement dans le Minnesota, avec l’ennui pour compagnon. Un soir, sur un coup de tête de Rose, ils volent une vieille camionnette et partent en direction de la Californie.
Durant leur périple, ils feront des rencontres inédites et revivront un passé semé d’embûches et de rebondissements, de la Seconde Guerre mondiale à l’aboutissement de leurs rêves d’Amérique.
Quatre pas dans les nuages
Christophe Cassagne 2021

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Je ne savais rien de ce titre quand je l’ai commencé, et je me demandais dans quoi j’allais m’embarquer. Pourtant, dès le début, je me suis sentie très à l’aise dans ma lecture. Le style est agréable et fluide, les personnages intéressants. Aucune raison de paniquer, ma lecture ne pouvait être qu’agréable. Et ce fut le cas.

Si, au début, j’ai pensé qu’il s’agirait d’un road trip d’Adam et Rose pour s’échapper de leur maison de retraite – ce qui m’a par ailleurs bien fait sourire –, j’ai très vite découvert que ce voyage avait un double but bien précis : d’abord, arriver à destination ; puis nous expliquer tout le chemin parcouru. Et j’ai juste trouvé tout ça magnifique.

C’est à coups de flashbacks que l’on découvre la vie du couple, et c’était vraiment dingue : tout ce qu’ils ont vu, vécu ! Ce n’est pas une vie banale, c’est une vie extraordinairement bien remplie, riche d’expériences et de péripéties. Une vie qui ne laisse pas indifférent et qu’on leur envie pour certains aspects… mais pas tous, car d’autres m’ont tellement fait frissonner.

Cette vie d’aventure est juste incroyable, et nous permettre de découvrir tout ça au travers de cette dernière « aventure » qu’est ce départ de la maison de retraite est très beau. C’est un parallèle magnifique qui permet de voyager, de rire, de pleurer, d’avoir peur, d’espérer. Jusqu’à ce final si beau, si simple, mais aussi bouleversant.

Merci pour ce texte, il fait du bien.

jeudi 20 mai 2021

L’anniversaire d’Erina

Pour ses neuf ans, Erina a hâte d’organiser la meilleure des fêtes d’anniversaire. Mais, catastrophe ! Les princes et princesses qui sont censés l’aider ne répondent à aucune de ses lettres ! Comment faire une fête sans fleurs, sans gâteau ou sans cadeaux ? Erina va se rendre chez eux, bien décidée à comprendre ce qui se passe…
L’anniversaire d’Erina
Mégane Cuvelier 2021

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Je connais plutôt Mégane Cuvelier comme illustratrice : j’adore ses dessins. Ils sont mignons, pleins de belles couleurs, très agréables à regarder. Alors, ici, c’est très étonnant et assez rigolo de la retrouver dans le rôle de l’autrice également. Et c’est assez réussi. Il s’agit d’un texte à destination des petits, donc le récit est relativement simple, mais la portée de l’histoire est claire et compréhensible, et pleine de bons sentiments.

Quant aux illustrations, comment dire… Il s’agit de Mégane Cuvelier, donc… c’est, comme d’habitude, très joli et très mignon. J’ai notamment adoré la petite poupée comme élément récurrent. C’est amusant comment un détail peut nous marquer. En tout cas, bravo, car ce livre est vraiment super sympa !

mardi 22 décembre 2020

Un séjour explosif

Après un démarrage plus qu’explosif, un nouvel imprévu vient chambouler la dynamique déjà fragile du couple : Elsa se voit obligée de quitter Paris en urgence, laissant un Harold dévasté derrière elle.
Avec la distance, leurs émotions à vif et leurs familles toujours aussi envahissantes, réussiront-ils à trouver un équilibre ? Leur relation survivra-t-elle à ce nouveau défi ?
Un séjour explosif
Iman Eyitayo 2020

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Troisième opus de cette saga de nouvelles que j’aime tant ! Après un démarrage très explosif du couple Elsa et Harold, il fallait que la suite soit tout aussi explosive et stressante. Ce fut le cas encore une fois. J’ai cru que j’allais moi-même faire exploser leur vie en allant les voir et les taper pour qu’ils arrêtent un peu leur cinéma. Enfin, surtout Harold. Mais qu’il est bête !

Bon, j’arrête de divulgâcher. De toute façon, sans lire, vous ne pouvez rien comprendre. Cette suite est à la hauteur des deux tomes précédents et permet même d’élever à un niveau supérieur la relation d’Elsa et Harold. On se doute que rien ne se passera comme prévu, vu que la famille s’en mêle (plus ou moins volontairement), d’un côté comme de l’autre, ce qui risque de les éloigner.

J’ai trouvé très ingénieuse la façon qu’avait Iman Eyitayo de mettre en avant la relation à la famille des deux protagonistes. Cela permet de voir ce qui peut fonctionner pour notre petit couple, et ce qui est voué à l’échec dès le début. En tant que lecteur, on comprend tout de suite où ça va aller, mais on espère, jusqu’à la dernière page, que cela n’arrivera pas, qu’il y a une solution.

Et finalement, on ne peut qu’être d’accord avec cette dernière scène, cette décision difficile à prendre mais qui est logique, au vu de tout ce qu’on nous a raconté avant. L’autrice est très habile et a su m’embarquer dans son histoire au point de me faire compatir. Mais je ne vous dirai pas pour qui je compatis. Ça, c’est à vous de le découvrir en lisant la saga !

lundi 16 novembre 2020

Voyageuse

Lorsque Kanyin prend la décision de se rendre à Shanghai pour un semestre d’échange, ce n’est pas uniquement pour son potentiel avenir de traductrice, mais aussi et surtout pour retrouver Jun, disparu depuis peu.
Elle ne s’attend pas à retrouver Ji wei sur place, à la recherche lui aussi de sa moitié.
À deux, puis à quatre et enfin à cinq, ils se plongeront dans une enquête singulière, qui les mènera malgré eux aux portes d’un mystère encore plus grand…
Voyageuse
Iman Eyitayo 2020

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Le premier tome m’avait embarquée dans un tout autre monde, au sens propre comme au figuré, et j’avais littéralement été bluffée par l’imagination d’Iman Eyitayo, d’oser penser à un purgatoire comme celui-ci. Alors, cette suite, je l’attendais avec une grande impatience… et une petite appréhension.

Ben oui… là, on n’allait pas voir ce monde dingue qu’est le purgatoire. Cette fois, je sentais qu’on allait rester dans le monde réel pour suivre les aventures de Kanyin et Jun. Et j’ai eu raison. Du coup, j’ai trouvé que ce titre avait un peu moins de charme que le tome précédent, qui avait le mérite de nous faire rêver. Celui-ci est plus terre-à-terre, plus dans le concret, même s’il suit tout de même très bien les lignes directrices du premier.

D’ailleurs, l’autrice est allée un cran plus loin dans son univers, en amenant de nouvelles problématiques, de nouveaux personnages. On plonge un peu plus en profondeur dans les énigmes, et cela permet de voir tout son talent : de la fantasy, elle part sur du fantastique sans que cela choque. Au contraire, la continuité est parfaitement logique.

En plus, les personnages sont attachants, les péripéties nombreuses, et le suspense très bien dosé : ces retrouvailles ! cette trahison ! cette fin terrible ! Iman, je veux la suite, je n’arriverai pas à tenir. Dis-moi, elle est écrite, hein ? Elle arrive ?

lundi 10 août 2020

Mise à l’épreuve

En arrivant dans son nouveau lycée, Roxanne n’aurait jamais pensé découvrir l’existence du Cercle Delaroche, un étrange rassemblement d’élèves sur lequel personne ne semble rien savoir.
Elle n’imaginait pas non plus se porter volontaire pour en devenir membre, malgré les « Épreuves Mystères » qui l’attendent et le fait que certains ne voient pas sa présence d’un bon œil.
Roxanne arrivera-t-elle à percer le secret du Cercle ? Ce qu’elle est sur le point d’apprendre pourrait se révéler plus dangereux que prévu…
Mise à l’épreuve
Léa Le Diouris 2020

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Ça me fait tellement plaisir que cette maison d’édition ait publié un tel roman, qui est différent de ses titres habituels. J’ai trouvé ce texte tellement bon, recherché et intrigant ! Il y a de quoi me mettre en mode fan hystérique !

Cette histoire est super géniale. Elle a tout : du mystère – avec ce fameux Cercle dans lequel Roxanne cherche à rentrer sans savoir de quoi il retourne –, de la magie – en quelque sorte, avec ces tours de passe-passe réalisés par le Chef du Cercle sans que personne (ou presque) ne s’en rende compte –, de l’amitié – la vraie, celle avec un grand A, celle qui peut vous faire tout abandonner pour votre BFF –, de l’amour – avec un semblant de triangle, mais sans que ça en soit vraiment un (ouf).

De la première à la dernière page, j’ai été subjuguée par les idées de Léa Le Diouris. Mais où est-elle allée chercher tout ça, sérieusement ? J’ai été comme Roxanne, étonnée d’apprendre de telles choses… oui, car j’ai vraiment eu l’impression d’y être, en fait. Je sais, c’est bizarre, mais il y a quelque chose avec ce livre qui vous donne l’impression de vivre les aventures avec l’héroïne.

Ajoutons à cela la fraîcheur du style de l’autrice : avec un premier livre, on peut s’attendre à des maladresses. Ici, ce n’est pas le cas, on sent que l’autrice sait comment raconter son histoire, et elle a ce petit côté fraîcheur et simplicité qui est caractéristique des premiers romans : le roman qui est écrit pour raconter une super histoire et qui n’est pas forcément calibré pour plaire à tout le monde.

En bref, je me suis régalée avec ce premier tome des aventures de Roxanne. J’ai maintenant vraiment hâte de lire la suite, car il y avait dans cette fin beaucoup trop de suspense. Quelle honte de nous faire un truc pareil, juste pour nous tenir en haleine ! Aaaaargh !

samedi 20 juin 2020

Un éternel commencement

Après avoir traversé les océans sur les traces de sa mère, Anna se retrouve à nouveau propulsée loin de son pays… et de son époque. Son destin est-il réellement lié à celui de cette jeune Chinoise ? Les pièces du puzzle se mettent en place, les révélations s’enchaînent, les ennemis surgissent de l’ombre, et les alliances se forment dans un monde qui se superpose au sien. Anna va devoir affronter ses souffrances d’hier pour mener ses combats d’aujourd’hui, des combats dont elle ne soupçonne pas encore les enjeux démesurés… Et si l’équilibre universel était rompu ?
Un éternel commencement
Marie H Marathée 2020

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Quel plaisir de retrouver cet univers ! Vous le savez, j’ai eu un énorme coup de cœur pour le premier tome de cette duologie. Cette histoire apportait tellement de positif et de belles émotions que j’avais très envie de découvrir la suite et fin de cette histoire. Pour comprendre, enfin, comment allait se terminer l’histoire d’Anna.

Alors, dès le début, une révélation énorme nous est faite. Je ne vais pas mentir : je m’en suis doutée tout de suite. C’était gros comme une montagne, mais en même temps tellement logique que Marie H Marathée ne pouvait pas passer à côté. Si elle l’avait fait, je n’aurais pas compris.

Autant vous dire que je suis donc pleinement satisfaite de la tournure qu’a pris cette suite. Ensuite, j’ai simplement savouré. L’autrice allait là où je voulais qu’elle aille, donc tout le reste n’était que du bonus. J’ai tout apprécié dans cette histoire : la romance, les révélations toutes plus incroyables les unes que les autres, les péripéties, les questionnements de certains personnages, mais aussi les coïncidences énormes qui, si elles n’avaient pas été là, n’auraient pas permis de fournir une intrigue d’une telle qualité.

Maintenant, j’ai un gros souci quand même : c’est qu’il s’agit du dernier tome. Il n’y aura pas de suite à cette belle histoire. Et c’est dommage car, avec un tel titre, je pense que l’autrice devrait recommencer à écrire une suite… éternellement !

samedi 8 février 2020

Un démarrage explosif

Harold et Elsa ont survécu à leurs diverses rencontres explosives, jusqu’à un fameux 14 février qui a tout changé… et les a poussés dans les bras l’un de l’autre. Ils entreprennent alors de se découvrir, de partager leur quotidien, de se donner une chance.
C’est sans compter sur quelques difficultés notables, sources de tensions, de situations rocambolesques et d’incompréhensions : entre leurs personnalités différentes, leurs familles pour le moins envahissantes, et leurs activités professionnelles, arriveront-ils à trouver de la place pour l’amour ?
Survivront-ils à ce démarrage explosif ?
Un démarrage explosif
Iman Eyitayo 2020

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J’avais adoré Un service explosif, le premier tome de cette saga de nouvelles, et j’attendais donc avec impatience cette suite. Mais maintenant, je vais avoir quelques soucis, car je me sens obligée de tuer Iman Eyitayo. On ne fait pas un tel cliffhanger, non ! C’est interdit par le monde mondial de la Terre ! Je ne suis pas d’accord, je ne valide pas. Je refuse, et je considère donc que ce livre n’existe pas. Jusqu’à la sortie du tome 3.

L’histoire est dans la continuité de la précédente. On retrouve Elsa et Harold dans les débuts de leur relation, et l’on est surpris par la perspicacité du jeune homme et par la tournure que prennent les événements. On a l’impression que cette histoire d’amour ne peut que durer et est en train de se construire des bases très solides. Alors, forcément, quand les premiers soucis arrivent, on ne comprend pas tout et on est frustré de notre lecture. Car tout commençait si bien, et tout finit encore une fois par exploser…

Même si je râlais en début de chronique au sujet de cette fin, je dois avouer qu’elle est parfaitement bien trouvée. Elle nous permet de continuer à en vouloir encore plus. Autrement dit, à rester des addicts en manque. Bravo, Iman, de faire de nous de tels êtres dépendants ! Je ne te félicite pas !

samedi 2 novembre 2019

Black Hills

Au milieu du XIXe siècle, aux États-Unis, l’avancée des colons blancs atteint la région des Black Hills et des grandes plaines. Le soir de ses fiançailles, la jeune Emma London, issue de la bourgeoisie de Chicago, est enlevée par une bande de Sioux Lakotas. Emmenée de force au village indien, Emma y restera prisonnière durant près de huit mois : huit mois de révolte et de confrontation avec ses ravisseurs, mais aussi de découverte d'un peuple paradoxalement attachant, au cœur duquel naîtra un improbable amour. Écartelée entre ses origines et une société qui la fascine, Emma va devoir choisir. Ce choix ne se fera pas sans danger…
Black Hills
Christian Carlier 2019

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Cette lecture fut pleine de surprise. Déjà, à la base, je ne savais pas si j’allais aimer. Les indiens et les cowboys, moi, je les aime dans les films. Dans les livres, je n’ai jamais trop adhéré. Peut-être car je n’en ai pas lu assez, aussi. Bref, j’étais assez mitigée au départ. Et le début ne m’a pas trop aidée à me mettre dans le bain.

Le style de Black Hills n’est pas très simple à appréhender sur le début. Il faut se mettre dedans, comprendre qu’il s’agit d’un temps ancien, le découvrir également. Christian Carlier utilise de belles tournures de phrase, mais parfois elles sont longues, donc il fallait vraiment s’accrocher pour s’y mettre réellement. Cela semble horrible, mais en fait je m’y suis fait assez rapidement. Deux, trois pages, et c’était bon.

Ensuite, le problème, ça a été l’histoire : car, au début, elle ne m’emballait pas plus que ça. Des colons font la fête, l’un d’eux est blessé par des Lakotas, l’une des leurs, Emma, est kidnappée. OK, un peu banal sur le coup. Mais on continue à suivre le récit sur les deux « tribus » et, petit à petit, on se prend à éprouver de la curiosité pour les Lakotas. J’ai même très vite eu un coup de cœur pour leur naturel et leur façon de vivre. Tout comme Emma, la captive qui progressivement devient indienne dans son cœur.

À la fin de la première partie de ce roman, j’étais conquise. J’avais oublié toutes les difficultés du début, et j’étais tellement dans l’histoire qu’il m’a fallu moins de temps pour lire tout le reste que les premiers chapitres. C’est dire ! J’ai adoré le traitement qu’a fait l’auteur de cette histoire : tout en simplicité, avec certes des moments difficiles, mais aussi de l’émotion et de belles idées.

Comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter à une première impression : je serais passée à côté d’une perle !

vendredi 4 octobre 2019

La cité dénaturée

Suite aux changements climatiques, la nature est devenue hostile. Pour s’en protéger, la Cité a été créée, avec en son sein un environnement docile. Christian y coule des jours tranquilles, en compagnie de ses frères et sœurs de couvée. Quand, par accident, il entre en possession d’étranges graines capables de faire pousser de la nourriture, il se retrouve au cœur d’une conspiration et devient la proie de tous les officiels de la Cité. Commence alors pour Christian et Tahiti-Bise, son vieux chaton doté de parole, une fuite qui les conduira aux limites de leur monde, à la découverte du pouvoir des fruits et légumes biologiques.
La cité dénaturée
Laurent Salipante 2019

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Ce texte est très particulier. Mais vraiment. Imaginez un peu une histoire très dystopique, mais un peu à l’ancienne, avec des codes très poussés dans la SF de sorte à créer une sorte de flou sur certains aspects de la technologie de ce monde. C’est un peu ce livre. Il est spécial, et il faut parfois s’accrocher sur le début, car on ne sait pas tout, on ne comprend pas forcément tout… mais ça va venir : certaines choses s’éclaircissent petit à petit pour nous faire goûter cet univers.

Alors, bien sûr, Laurent Salipante a un univers très précis dans sa tête. Des animaux qui sont un peu trop proches des humains : ils parlent et réfléchissent comme nous ; et des hommes qui ne sont plus vraiment des hommes car ils sont trop dénaturés pour être assimilés à nous. J’ai presque envie de dire qu’ils sont robotisés. C’est un monde dans lequel il faut plonger, mais, quand c’est fait, on réalise un peu la portée de la pensée de l’auteur.

Car le monde qu’il nous décrit fait vraiment peur. Et je suis d’accord avec Christian, « l’Ancien » : il faut que cela change. L’histoire est basée sur Christian, le jeune, qui part de la Cité, sous la contrainte et bourré de préjugé, et en parallèle sur Christian, « l’Ancien », qui a compris que sa Cité et son ancien mode de vie n’étaient pas naturels. Les deux parties sont entrecoupées, et cela nous permet de découvrir peu à peu l’univers de l’auteur, d’un côté comme de l’autre, en ayant des scènes parlantes pour nous faire comprendre et adhérer au point de vue de l’auteur.

Mais le texte n’est pas aussi simple à appréhender que n’importe quelle dystopie d’aujourd’hui. Il faut prendre du recul au cours de la lecture, et se poser parfois pour tenter d’entrevoir ce que l’auteur nous prévoit.

Au début, j’étais plutôt sceptique. Et finalement, je me suis laissé embarquer. Du coup, à vous de voir !

jeudi 26 septembre 2019

Le voyage de Griffe

Griffe est un Hippogriffe. Il vit avec sa mère dans la forêt des pins centenaires, à Creatura, un monde dissimulé aux yeux des humains et où cohabitent des peuples magiques.
Un soir, alors que la tempête fait rage et que la forêt prend feu, Griffe doit s’enfuir et se retrouve ainsi séparé de sa mère. Accompagné d’une amie, il se lance dans la grande aventure de retrouver le chemin de la maison…
Le voyage de Griffe
AJ Lanolli & Mégane Cuvelier 2019

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Voici encore un petit jeunesse animalier bien sympathique. Comme toujours, les jeunesse sont généralement agréables à lire, et on ne peut passer que du bon temps. Mais là ! Il s’agit d’un renard, vous m’entendez ! Un renard ! Comment pourrais-je ne pas aimer ce texte et cette aventure toute mignonne ? Bon, OK, en réalité, c’est un kitsune… mais c’est pas grave, je valide quand même !

En plus, les illustrations sont très mignonnes et faites de couleurs très douces. Mégane Cuvelier a vraiment beaucoup de talent ! Bref, ça se laisse lire, il y a un renard, on a envie de savoir la suite, il y a un renard, les illustrations sont super… et il y a un renard. Qu’attendez-vous pour le lire ?

vendredi 12 juillet 2019

Abiola et le peigne divin

Les vacances de Noël approchent à grands pas. Accompagnés de leurs parents, nos trois amis partent bientôt à Shanghai, en Chine, où ils sont censés trouver et rapporter un peigne précieux pour la déesse des mers.
Seulement, la veille du départ, ils n’ont aucune piste sur l’endroit où se trouve le fameux peigne. Seront-ils à la hauteur de cette mission ? Que leur réservera ce voyage unique ?
Abiola et le peigne divin
Iman Eyitayo & Mégane Cuvelier 2019

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Vous n’imaginez pas comme je suis contente d’avoir retrouvé Abiola ! Abiola, c’est notre petite Percy Jackson de l’Afrique, celle qui nous fait découvrir des légendes de l’Afrique de l’ouest, et j’adore ça, car c’est une culture extrêmement riche et intéressante.

Cette fois, on suit directement le tome précédent : Abiola doit retrouver le peigne de Mamie Watta, selon le pacte qu’elle a conclu avec elle, et elle n’a pas beaucoup de temps pour le faire. Son plan est simple, mais il ne doit pas rater. Et évidemment, il y aura des péripéties. Abiola, Francis et Hui lin devront faire preuve de courage.

Une nouvelle fois, j’ai adoré ce texte. L’histoire est bien menée et nous plonge un peu plus dans la légende, tout en nous faisant rire et frissonner. À noter tout de même que le texte est plus long que les précédents. Abiola grandit, et son lectorat aussi. Vivement la suite !

lundi 10 juin 2019

Un éternel commencement

Un soir d’hiver, hantée par l’inexplicable disparition de sa mère vingt années auparavant, Anna se réfugie sur une plage déserte. Oublier… faire taire cette douleur lancinante qui broie ses entrailles.
Tandis que l’obscurité avale peu à peu les vagues, la jeune femme n’aperçoit pas immédiatement la forme qui émerge des flots et se dirige vers elle. Pourtant, cette étrange rencontre va lui ouvrir la voie, l’aider à reconstituer un puzzle dont les pièces sont éparpillées à travers le temps et l’espace. Cette quête la mènera aux frontières de l’inimaginable…
Un éternel commencement
Marie H Marathée 2010

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Ce texte est tout simplement sublime. Je suis déjà, à la base, une fan des textes de Marie H Marathée. Elle sait m’emmener dans son univers coloré et empli d’émotions avec une aisance rare. Alors, j’avoue que je suis de fait un public conquis. Mais ce qui est fort, c’est que cette amour que j’ai de ses mots se confirme à chacune de mes lectures.

Ce titre est un long récit mettant en scène Anna, à une période de sa vie très compliquée. Seule, car sa sœur est dans le coma et son père malade, elle éprouve le besoin de réaliser une quête afin de découvrir ses origines et où se trouvait sa mère depuis sa plus tendre enfance. L’histoire est somme toute simple, mais pas que : elle est aussi teintée de surnaturel, avec l’arrivée d’un être éclairé, Mikka, qui est une sorte d'ange chargé de la guider sur la voie de sa découverte de soi.

Le récit est superbe, et l’on découvre peu à peu l’univers qu’a inventé l’autrice autour des êtres éclairés et de leur progression psychique pour devenir meilleurs : tout dans ce livre est basé sur le positif, l’optimisme, et pourtant l’ensemble des événements qui y sont relatés sont difficiles. Tout ce contraste rend l’histoire encore plus belle qu’elle ne l’est à la base.

Et enfin, que dire sur le fait qu’il ne s’agisse que d’un premier tome : juste que je suis triste car j’aime les livres uniques… Mais, en même temps, cela veut dire que je vais avoir encore un roman complet à savourer sur ce thème, alors finalement je suis plutôt contente. Surtout que j’ai ma petite idée sur une ou deux choses. Bref, affaire à suivre !

samedi 20 avril 2019

Faire-part de naissance

Aïna est musulmane, Aïna est obéissante et aime ses parents. Mais Aïna est bien plus que ça : c’est aussi une immigrée et une femme amoureuse… d’un chrétien.
Dans une lettre poignante, elle nous raconte son enfance, son expérience, ses choix et réflexions, le poids des relations familiales toxiques… et sa naissance.
Faire-part de naissance
Iman Eyitayo 2019

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Comme toujours, quand Iman Eyitayo sort un texte, il faut que je le lise. Celui-ci sort un peu du lot. Il n’est ni fantastique ni fantasy, ce n’est pas une romance pure ou une dystopie. On est plutôt dans un genre un peu dramatique, relatant un moment de vie particulier : la narratrice a des problèmes, et réfléchit sur sa position, son futur, et ce qu’elle pense faire pour remédier à tout ça.

Le ton est agréable, et on suit le cheminement de sa pensée du début à la fin de manière complètement naturelle. Il n’y a ici pas de réels rebondissements et de suspense, mais on se plaît à découvrir ses états d’âme, et la conclusion, tout en douceur, m’a bien fait sourire. Merci d’essayer des genres différents : c’était bien !